Fermeture de certains commissariats de police dans le nord du pays ?

Monsieur le Président,

Par la présente, nous avons l’honneur de vous informer que, conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous souhaitons poser une question parlementaire à Monsieur le Ministre de la Sécurité intérieure concernant la fermeture de certains commissariats de police dans le nord du pays.

Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent quant à la fermeture définitive et imminente des commissariats de police de Grosbous, Rambrouch et Bavigne. La région nord-ouest du pays serait ainsi confrontée à une couverture lacunaire de son territoire par des commissariats de police. En effet aucun bureau de police ne serait alors disponible et accessible pour le citoyen entre Redange et Wiltz.

Selon nos informations, l’effectif de policiers ne va pas être réduit mais les délais et les distances à parcourir par les différentes patrouilles pour arriver sur les lieux des interventions vont considérablement augmenter vu l’étendue du territoire que les policiers doivent desservir. Il est par conséquent pour le moins douteux que des services de police digne de ce nom puissent encore être offerts aux citoyens.

Dans ce contexte nous aimerions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de la Sécurité intérieure

• Est-ce que le gouvernement peut confirmer la fermeture des commissariats de police susmentionnée et le cas échéant dans quels délais ces fermetures sontelles prévues ?

• De quelle manière Monsieur le Ministre entend-il assurer le maintien des forces de l’ordre et le service au citoyen dans la région susmentionnée ?

• Qu’en est-il de commissariats de Vianden et Hosingen pour lesquels une fermeture est également envisagée ?

• Sans contester la nécessité de renforcer les effectifs de police dans les zones urbaines dites sensibles. Monsieur le Ministre n’estime-t-il pas que la réorganisation de la police pénalise en contrepartie les communes voire les citoyens des zones rurales ?

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Martine Hansen

Marco Schank

Députées

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